Conseiller communal à Saint-Josse
QUOISTIAUX,GILLES
Un an après son inauguration, le pont Brabant peine à décoller. La plupart des espaces commerciaux sont vides. Et les installations lumineuses sont la cible de vandales.
Ahmed Moussine, conseiller communal Ecolo (opposition), a interpellé le collège mercredi soir. « Une vingtaine de dalles lumineuses ont été endommagées, constate-t-il. Le système d’éclairage lui-même est désormais défectueux. L’insécurité se réinstalle tout doucement sous le pont Brabant. »
Un comble, alors que l’objectif du réaménagement était précisément de rendre attrayant un lieu sombre, à la limite du glauque. Les services de l’Administration ont constaté que la destruction de certaines dalles avait provoqué une infiltration d’eau, endommageant le système électrique. La réparation de l’ensemble s’impose. Chaque dalle coûte la bagatelle de 3.600 euros.
La commune avait pourtant pris certaines précautions : les dalles sont ainsi charpentées pour résister au passage de camions. « Mais nous n’avions pas prévu qu’elles seraient attaquées par des vandales armés de barres à mine, dit amèrement Ahmed Medhoune (PS), échevin de la culture. S’il faut imaginer ce type de scénario pour chaque œuvre placée en milieu urbain, on ne fait plus rien. »
Reste que le remplacement prendra du temps. La livraison d’une dizaine de nouvelles dalles n’est pas attendue avant la fin de l’année. La procédure de commande prend 12 semaines au bas mot. Et entre-temps, d’autres dalles ont été saccagées… La commune a d’ores et déjà pris des mesures policières : chaque nuit, une patrouille fait un crochet par le pont Brabant. Aucune trace des malfrats jusqu’à présent.
Des projets culturels, comme l’exposition « Tag », organisée par Mister Emma, sont envisagés pour humaniser les lieux. La majorité espère aussi que les espaces commerciaux trouvent preneurs. Un vœu pieux jusqu’à présent.