Conseiller communal à Saint-Josse
Caméras installées dans des maternelles et primaires. La loi ? Ignorée
SAINT-JOSSE "Son mérite, au moins, à Hava Ardiclik, c'est qu'elle reconnaît ses torts !"
C'est bien l'unique bémol qu'Ahmed Mouhssin (Écolo) concède à l'échevine PS de l'Enseignement fondamental et secondaire au sujet du constat dont il s'est fait l'écho, avant-hier, en séance publique.
De quoi s'agit-il ? De la pose, adoptée en séance du 17 juillet 2007, de trois caméras de surveillance dans des écoles communales. Seulement voilà, ce matériel a envahi les primaires et maternelles (!) de Joseph Delclef (située 1 rue du Chalet) et de Henri Frick (55-57 rue Braemt), de même que le lycée Cudell. Sans que qui que ce soit n'en ait été averti !
"On nous a menti", garanti le leader Écolo. "Puisqu'on parlait de les mettre sur des murs extérieurs. La décision d'installer des caméras de surveillance dans un lieu fermé accessible au public a été prise par le collège en trompant le conseil communal et en ne respectant pas la loi sur le sujet."
Saint-Josse ne s'est en effet pas arrêtée en si mauvais chemin... "Le collège", signale Ahmed Mouhssin, "n'a pas notifié la décision ni à la Commission de la protection de la vie privée, ni au chef de corps de la zone de police. L'utilisation en est cachée, puisqu'il n'y a pas de pictogramme à l'entrée des écoles".
Le membre de l'opposition n'a fait ni une ni deux. Il a porté plainte auprès de ladite commission, a réclamé l'enlèvement des yeux intempestifs et la destruction des images enregistrées. Pour finir par s'opposer à ce type de dispositif dans les établissements scolaires.
Ce léger couac , selon Hava Ardiclik, a pour origine une mésentente. Elle aurait demandé que les caméras, "intérieures et non rotatives", soient inopérantes avant que tout ne soit en règle. Une consigne galvaudée...
Maintenant ? Elles seront déconnectées, même si "non-opérationnelles".
Jusqu'à ce que les démarches juridiques aboutissent.
Guy Bernard
Opérationelle ou non, une caméra de surveillance dans une école primaire ou maternelle pose une question d'ordre éthique évidente.